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 Histoire

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MessageSujet: Histoire   Mer 31 Oct - 11:53

Le Yetsiban fut un grand royaume par le passé, dont la capitale était Lakmar, la Merveille de l'Est, la Cité aux Sept Tours. Un Roi y gouvernait 7 Seigneurs. Ce royaume naquit au 5° Thème, sous l'influence des Maîtres de l'Ouest, et devint rapidement la Lumière de l'Est, de part son rayonnement et son influence. C'est l'époque où les défenses du Yetsiban furent élaborées par les Maîtres et on dit que nul ne peut espérer envahir le Royaume si ces défenses sont activées. Enfin, le Premier Roi épousa une représentante des Maîtres de l'Ouest, scellant ainsi les débuts d'une longue amitié.

La première lignée des Rois du Yestiban s'éteignit lors de la grande bataille finale des Secondes Guerres Ekéïennes, quand les Vxôxs trahirent. Une nouvelle Lignée apparut dont l'aîné n'avait pas grandi dans la paix des Maîtres, mais dans la guerre contre les Ekes. Le nouveau Roi était méfiant, marqué par la trahison de ceux qui se présentèrent comme alliés, voire des alliés mêmes qui, au moment où chacun dut se battre pour sa vie, oublièrent leurs paroles. Le Roi développa de ce fait une phobie contre les "Étrangers", toujours prompts à trahir à ses yeux. On dit que l'amitié entre les Maîtres et les humains commença à se distendre à cette époque, même si le Roi épousa encore, selon la tradition, une représentante des Maîtres de l'Ouest et reçut pour cadeau de mariage la magnifique Fontaine d'Argent. Mais les Maîtres n'eurent plus en Yetsiban la place qu'ils avaient pu détenir auparavant. Quelques héritiers plus tard, un événement survint qui scella le lent déclin de la Lumière de l'Est. Il advint que le Roi disparut sans laisser d'héritier mâle et, surtout, humain. Les textes élaborées par les Maîtres de l'Ouest, qui guidaient le Yestiban depuis sa création, disaient que la Reine aurait du gouverner, suivie de la Princesse Shaï qui devait accéder à la majorité prochainement. Mais la crainte des Étrangers qui avait grandi au milieu des Rois de la nouvelle lignée s'était répandue, et avec elle le poison du racisme avait gagné tout le Royaume. Les humains n'acceptaient pas l'idée qu'une étrangère puisse diriger leur destinée. Alors, les 7 Seigneurs gouvernèrent à sa place, justifiant cette décision en prétendant que rien ne permettait de s'assurer que le Roi était mort. Pour démontrer leurs bonnes intentions, ils modifièrent les Armes du Royaume en y rajoutant une devise, "Tout pour le retour du Roi", et envoyèrent dans tout le Royaume de preux chevaliers chercher trace de ce dernier.

Nul ne trouva jamais le roi disparu, ni même ne sut ce qui avait pu advenir. Du moins, est-ce là ce qui se dit. Les légendes, elles, prétendent qu'une certaine Aphaïa la Noire, une parmi les Héros, sauraient ce qui s'est passé. Mais qui a pu approcher d'assez prêt Aphaïa pour obtenir des certitudes ? Toujours est-il qu'en Yetsiban, l'exercice du pouvoir finit par corrompre les descendants et héritiers des Seigneurs,. Il advint que les 7 se disputèrent le pouvoir et qu'un d'entre eux, le Seigneur Palidana, chef incontesté des Tekems du Désert de Yetsiban, souleva une armée contre les autres. Hélas, les querelles entre les Seigneurs et l'absence de Roi firent que, même s'il fut contenu dans son désert, le Seigneur Rebelle ne fut jamais ni définitivement vaincu, ni puni. Car la trahison d'un Seigneur ressortait d'un jugement royal, et comment le rendre, quand le Roi n'existait plus ? Même s'il ne parvient jamais à s'affirmer, le Seigneur Palidana créa un terrible précédent : car c'est ainsi que peu à peu, des générations se firent à l'idée qu'on pouvait peut-être songer à une indépendance locale, puisque le pouvoir central devenait faible. Quand les Dragont se réveillèrent et que certaines vinrent faire du Yetsiban leurs terres de chasse, alors le grand Royaume s'écroula, se scindant en une multitude de royaumes, correspondant à ce que les nouveaux Rois auto-désignés pouvaient protéger contre les Dragons. Ce fut le temps des Cent Royaumes, le temps où la lumière de l'Est s’affaiblit jusqu'à n'être plus qu'une braise.

Et puis vint l'Empire. Il remontait du Sud, conquérant tous les royaumes sur son passage, les amalgamant à sa masse. On dit que l'Empereur n'était pas humain, pas plus que ses troupes d'élites et même qu'il s'allia à des êtres qui n'appartenaient pas à ce monde, capables de dompter les Dragont. Le pouvoir de cet Empereur était tel qu'il commandait à des Cités entières capables de voler dans les airs et d'écraser avec des milliers de tonnes de rochers les villes qui résistaient avant que ne fondent des hautes murailles des cités volantes des créatures capables de voler. Avec l'Empire venait une nouvelle religion, celle du Dieu Unique et tous les anciens cultes furent anéantis : temples détruits, clergé exécuté sommairement.

L'Empire conquit les Cent Royaumes, utilisant leurs divisions pour mieux les empêcher de se réunir. Pourtant, certains tentèrent de vaincre les réticences et de réunir sous l'ancienne bannière du Yetsiban ce qui pouvait encore être sauvé. L'homme qui tenta cela était le Roi Laï Merp des Grandes Plaines, un des sept Seigneurs de l'ancien Yetsiban, héritier d'une lignée qui avait combattu aux côtés des Rois du Yetsiban. Il tenta d'unir derrière sa bannière les 6 autres Seigneurs ainsi que tous les petits roitelets qui étaient prêts à se défendre contre l'Empire. Mais lorsqu'il tenta de négocier leur alliance à Lakmar même, il fut trahi et le Seigneur-Roi Dorn Lûm, le Maître des Assassins, le tua, même si on murmure encore que la trahison vint aussi des rangs du Seigneur-Roi. Seule la Reine-Mère et son jeune fils Kürwenal parvinrent à s'échapper. Ils vécurent comme des mendiants, cachés, pendant que l'Empire, rendu maître des Cent Royaumes, dictait sa loi et cherchait cet héritier pour le tuer.

Ils ne le trouvèrent jamais, même s'ils parvinrent à capturer sa mère. Le jeune Kürwenal finit par récupérer l'héritage de son père (son armure et son épée), en l'arrachant des salles glacées où l'Empire l'avait enfoui et le gardait comme la prunelle de ses yeux. Il revint ensuite à Maï Nyeh, dans les Grandes Plaines, là où avait toujours régné sa famille. S'il parvint à être écouté par le Conseil de la Chevalerie, grâce à l'appui de sa Mère qu'il avait délivré de sa prison, et du terrible serviteur qu'elle avait gagné lors de son emprisonnement, il ne parvint pas immédiatement à faire valoir son droit à succéder à son père. C'est donc toujours Prince qu'il organisa la révolte et qu'il commanda les armées lors de la Bataille des Trois Domaines où la "rébellion" écrasa trois légions impériales, dont la terrible Conquérant, la I° Légion, celle des redoutables étrangers qui servaient l'Empereur. On sait aussi que la Cité Volante que possédait l'Empire vint mais le Prince œuvra pour appeler à lui un pouvoir capable de détruire un tel prodige. Il s'allia le temps d'une bataille avec une créature capable de cacher le Söleil, qui, d'un seul coup de queue, abattit la Cité au sol.
Lors, le Prince ayant fait ses preuves, le Conseil de la Chevalerie ne put que l'accepter comme digne héritier de son père et le nommer Roi. Ce n'est qu'une fois cette reconnaissance obtenue qu'il reprit possession de la Tour de sa lignée, acquérant de ce fait une légitimité totale auprès du peuple. Dés lors, le Roi Kürwenal n'eut de cesse de reconstruire le Yetsiban, reconquérant tout l'ouest. Toutefois, les temps avaient changé, et il dut parfois décider de céder des terres à d'autres personnes, préférant leur amitié à une guerre inutile. Il en fut ainsi pour la forêt d'Ohitol. De cette Ancienne Seigneurie, il céda l'ouest, conservant le sud et l'est (forêts d'Anglitour et Crimont). Il céda aussi une autre Seigneurie, la Marche des Epesses, qui devint un empire où le pouvoir appartient aux femmes, sous les ordres de l'Impératrice de Titsi. Ces territoires acquéraient leur indépendance, non sans rester de solides alliés du roi Kürwenal dans sa lutte contre l'Empire. Après de brillants succès initiaux, profitant de la surprise, il advint que l'Empire put réagir et signa un armistice qui ne fit qu'acter une réalité : l'ancien Yetsiban était séparé en deux : à l'est, les terres impériales soumises à l'Empereur étranger, et à l'ouest, les terres du Roi qui prirent le nom de Yetsiban.
Mais l'armistice n'avait été qu'un artifice, nécessaire pour que les deux parties récupèrent et s'organisent. Sitôt que les deux pays considérèrent leurs forces prêtes à reprendre les hostilités, la guerre recommença.

C'est durant cette seconde guerre que le Roi s'entoura de nouveaux conseillers, éclipsant les anciens qui appartenaient aux vieilles familles traditionalistes des Grandes Plaines. Ces nouveaux conseillers furent aussi les créateurs d'ordres nouveaux, tels les Prêtresses des Femmes, les Chevaliers de l'Esprit ou les Multimages. On se souvient aussi de Reiner, le stratège qui permit la grande victoire du Yetsiban dans le Sultanat d'Orrakh, obtenant la bascule de ce sultanat dans le camp du Yetsiban. Une victoire, soi dit en passant, qui fut remportée par le jeune Prince entouré par le nouveaux Ordres ainsi que par les Barbares que commandait une certaine Einrâ, surnommée la Louve Blanche. Pour autant, cette victoire essentielle, qui aurait pu permettre de menacer la capitale impériale, ne fut pas exploitée par le Roi Kürwenal. Les Traditionalistes, évincés de son entourage et de cette victoire, garderont une grande rancune contre ce qu'ils regarderont toujours comme une trahison des ordres nouveaux. Car, pour une raison inconnue, le Roi Kürwenal retira ses troupes, laissant le Sultanat d'Orrakh à la vengeance de l'Empire. Pire ! Il ouvrit des négociations avec l'Empire, désignant les chefs des Ordres nouveaux et ses principaux conseillers pour représenter le Yetsiban.

Ensuite, alors que les Ambassadeurs étaient désignés comme traîtres et que l'Empire, ayant profité de ce temps pour se reconstituer, relançait pour la troisième fois , la guerre, s'emparant même des terres septentrionales durement conquises quelques dizaines de rêvs plus tôt, il advint que les Ambassadeurs revinrent dans la capitale. Mais le malheur les avait précédés, car quelques jours avant leur arrivée, la Princesse Shaï, fille héritière du Roi, était assassinée, tandis que le Temple des Femmes disparaissait dans une sphère de Nuit d'où ne revinrent jamais ceux qui tentèrent d'y entrer pour comprendre ce qu'il se passait.

Les Traîtres revinrent donc et parvinrent à convaincre le Roi de tester leur innocence en les laissant pénétrer dans le Temple des Femmes. Ils parvinrent à enlever la nuit qui y régnait, mais on dit que des immenses horreurs y avaient été pratiquées, que le culte garderait secret. Mais ce dont tous se souviennent, ce fut, alors que les chefs des Ordres sortaient, l'échange de mots durs entre la Grande Prêtresse de Lêa, la Mère du Yetsiban, et Têtiti, la fondatrice du Temple des Femmes. Qui ne se souvient pas de la gifle qu'elle infligea à la Grande Prêtresse, issue de la plus grande famille noble du pays, gifle si forte que la vieille femme roula dans les escaliers jusqu'à finir dans la boue aux pieds du Roi qui ne réagit pas ? Certains diront que la Mère l'avait sans doute mérité, mais beaucoup gardèrent rancune contre cette Têtiti, certains se souvenant opportunément qu'elle était née en terre impériale. Comme d'ailleurs tous les Conseillers, et créateurs des Ordres. Deux d'entre eux étaient même des déserteurs des Légions Impériales. Pourtant, cette rumeur, qui se répandit dans la noblesse et s'y enracina, ne prit jamais dans le peuple. Beaucoup de combattants savaient, eux, combien les ordres et leurs chefs s'étaient engagés dans les combats et avaient démontré par le sang leur attachement au royaume. Beaucoup aussi devaient leur survie aux prêtresses de Têtiti, capables d'aller soigner des blessés au cœur même des combats, à la différence des prêtresses de Lêa. Aussi, aucun parmi les combattants n'aurait osé dire un seul mot de travers à son sujet.

Mais le malheur n'avait pas dit son dernier mot. Peu de temps après vint la nouvelle de la mort du Prince, dernier héritier du Roi et fiancé de Têtiti. On dit qu'il était parti combattre au front pour laver le déshonneur de celle qu'il aimait, sans jamais avoir eu le temps de savoir que son aimée avait été lavée de tout soupçon.

Après cela, les chefs des Ordres eurent d'étrange actions, se désintéressant de la guerre et certains disent qu'ils prétendaient qu'un danger bien plus grand que l'Empire menaçait le monde et qu'il leur appartenait de s'en occuper. On dit que le Roi se retrouva alors peu à peu seul jusqu'à ce que disparaisse, sans raison, les chefs des Ordres, il y a deux rêvs de cela.

Deux longues rêvs où le Roi fut seul, son épouse l'accablant de reproches pour l'assassinat de la Princesse et la perte de ses deux héritiers, tandis que les nobles des familles traditionalistes manœuvraient pour tenter d'effacer un Roi qu'ils accusaient de ne plus savoir faire face à la menace de l'Empire. Car ces deux rêvs ne furent qu'annonce de défaites nombreuses et surtout de perte de territoire : la Marche du Désert, les Rives de Barbaillon, la Passe de Charfoinge furent reconquis par l'Empire. Pire, les anciens alliés furent défaits, comme les Naïns de la Domdra, ou les chevalières des Epesses. Désormais, l'excroissance impériale du Maître Templier Mhyédabur avait rétabli ses liaisons logistiques avec l'Empire, ce qui mettait les troupes de ce dernier à moins de deux jours de Maï Nyeh. D'un temps où le Yetsiban était lui-même à une telle distance de la capitale impériale Lakmar après la réussite de la brillante campagne des Sultanats, à celui où c'était la capitale du Yetsiban qui était à portée de l'Empire, telle était l'image qui se répandait de la fin du règne du Roi Kürwenal pour en souligner les faiblesses. Enfin, cette image se répandait surtout dans la noblesse car le peuple, lui, soutenait toujours un Roi qui s'était intéressé à lui, qui avait amélioré son quotidien, qui avait veillé à épargner son sang dans la guerre contre l'Empire. Un Roi bon et juste, comme le peuple les aime.

Le roi mourut sans avoir achevé son œuvre, seul, le 16° jour du Mois du Déclin. Encore un tour du Dëstin, qui permit aux nobles d'ironiser sur la date même de sa mort. Il laisse un royaume économiquement fort, possédant encore une capacité militaire forte, mais dont les défis sont grands : gérer l'afflux de réfugiés qui pensaient trouver ici une certaine reconnaissance pour avoir été les remparts du Yetsiban contre l'Empire pendant longtemps, obtenir des victoires contre l'Empire pour rétablir la confiance, et surtout, surtout, éviter de sombrer dans les querelles internes qui ne pourraient que servir l'ennemie dans sa croisade contre les "rebelles" du Yetsiban.

Mais derrière ces question, il reste surtout à gagner un peuple qui commence à avoir peur. Car, maintenant que leur Roi juste et bon est mort, le peuple se demande ce qui va se passer. Aux yeux de ce peuple, personne n'est capable de reprendre les rênes en ses temps de guerre avec quelque espoir de succès... Alors, l'optimiste n'est pas de mise dans les rues de Maï Nyeh et de toutes les cités, pas plus que dans les campagnes où tous pleurent avec sincérité leur Roi.

Ce peuple n'aura sans doute pas compris ce qui se déroula à Maï Nyeh, le jour même des obsèques du Roi, tandis que des étrangers semblaient semer le désordre dans la ville, sans doute pour manifester leur colère en ce jour où le recueillement aurait dû s'imposer. D'ailleurs, les nobles ne parlent-ils pas de prendre, enfin, des mesures contre les étrangers, accusés de tous les troubles, voire contre les Ordres dont le peuple, même s'il les apprécie, estime qu'ils ont joué un rôle dans la venue des temps de malheur, particulièrement quand leurs fondateurs ont tout simplement disparu sans raison.

Dans cette ambiance lourde, qui pourra prétendre à reprendre en main la destinée du Yetsiban ? Qui pourrait prétendre raviver les faibles braises de la Lumière de l'Est, dont seuls les feux seraient sans doute capables de repousser la vague verte qui monte du sud ?

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