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MoW
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MessageSujet: Historique   Jeu 15 Nov - 20:04

2220-2258 : synthèse du passé

Ce qu’on a appelé la « chute du Yamato » avait été anticipée, particulièrement par la chef de l’ordre secret de l’Isê-Jîngu, Amashi Senzu-Sama.
D’un autre côté, cette chute avait été préparée par les ennemis du Yamato, qui agissaient sous la coordination de Alîsnatith, la Chasseuse surnommée la « diplomate » par son talent incroyable pour saisir les faiblesses d’une race ou d’un peuple et le corrompre. Elle avait déjà à son actif la corruption des Naïns qui aujourd’hui les fait se battre ensembles, et celle des Aduals avec la Malédiction. S’entourant du Dévoreur, un adepte d’Umon Kol, mais aussi d’acteurs moindres comme la Marionette et Ochôbo, Alîsnatith est à l’origine de la naissance des Geïshas, qui furent les instruments de la corruption interne.
Le Yamato fut donc conquis et le Secret tomba dans les mains de Toog-au-Masque-d’Opale le 17 Mêtne, 2223 ÂuM.

S’en suivit une longue période difficile, puisque la grande majorité des adultes ne supporta pas cette humiliante défaite, l’échec de leur mission de peuple gardien du Secret, et décida de suivre l’Empereur dans sa mort : ce fut le Junshi, le seppuku général de tout un peuple. Ne restèrent que des enfants, jugés trop jeunes pour se donner la mort, ceux qu’on appelle désormais la génération des Orphelins. Ils furent élevés et éduqués par quelques rares adultes qui refusèrent le Junshi, au prix d’un grand mépris à leur encontre. Ces enfants grandirent dans la peur, puisque l’assaillant fut vaincu malgré sa victoire, par des étrangers. Les restes de son armée errèrent donc en Yamato, armée constituée entre autres par de terribles Demont qui cherchaient à retourner dans leur monde d’origine. Les enfants eurent donc à survivre dans un monde dévasté par ces derniers, et au milieu de raids organisés par les Ogres pour amasser des esclaves afin d’exploiter leurs mines dans les montagnes appelés les Calfeat.

Ces temps difficiles forgèrent une génération de survivants rude et sans concession. Quand les premiers orphelins devinrent adultes, la structure sociale et politique du Yamato se rétablit peu à peu tandis que la capacité militaire s’organisait aussi, permettant, enfin, de chasser les derniers Demont et de résister aux raids Ogres. Ce fut le moment où Amashi Senzu réapparut et parvint à convaincre les nouveaux Shoguns-samas de la nécessité d’organiser une réunion pour fixer les nouvelles bases sur lesquelles ils souhaitaient voir renaître le Yamato. Cependant, consciente des menaces pesant sur cette renaissance, elle leur proposa de mener une réunion secrète, et une autre, « officielle ». Le but de cette ruse était d’attirer les ennemis du Yamato vers la réunion « officielle » et de permettre à la seconde réunion de se dérouler dans le calme.

La réunion de Li Lung remplit ses objectifs et confirma la justesse des craintes d’Amashi Senzu. La réunion connut des événements terribles, dont la mort de beaucoup d’officiels. Cependant, les membres des Ambassades surent dépasser les plus belles attentes d’Amashi Senzu en parvenant à détruire le Dévoreur (grâce au sacrifice de Sasori Origami, qui s’appelait elle-même La Fleur) et à tuer la Marionnette. Ces deux entités étaient pour l’une, la créatrice des Geïshas et pour l’autre celle qui avait permis l’effondrement du Jôüshi et du Tango, ouvrant les portes aux armées de Toog. En revanche, il ne leur fut pas possible de mettre fin aux agissements d’Ochôbo, la Geïsha, ni de tuer Alîsnatith.

Mais tout ceci eut un coût : le Shogun-sama du Tango fut tué, tous les chefs des Ambassades connurent le même destin. Enfin, Amashi Senzu, qui avait été l’actrice principale pour permettre la renaissance du Yamato, chuta et sombra avant la fin de la réunion. Cela fut possible parce que celle qui l’accomplit fut Ochôbo, sœur cadette d’Amashi. Les raisons de la chute même d’Ochôbo, qui fut la première Geïsha à être de sang pur Hunsenh et non de sang corrompu par le Dévoreur, possédaient les germes de la chute d’Amashi Senzu, car ce fut l’amour corrompu qui permit toutes ces choses. Mais on dit que seules quelques personnes présentes à la réunion possèdent les détails quant à ces choses. Enfin, la nuit même après qu’ait été révélé les véritables objectifs de la réunion de Li Lung, Kenzo Tsumi, dernier chef de l’ordre secret du Shisen-Bushi fut retrouvé mort dans les jardins de la Citadelle, sans que personne ne sache comment cela est advenu. Il semblait qu’il ait mit fin à ses jours, mais il semblât bien curieux pour beaucoup de personnes que cela soit possible et surtout qu’il le fît sans assistant pour lui trancher la tête.

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Dernière édition par MoW le Jeu 15 Nov - 20:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Historique   Jeu 15 Nov - 20:05

2258-2264 ÂuM : 6 rêvs compliquées

Pendant ce temps, la seconde réunion, la véritable, avait choisi de maintenir les modes de vie de la société Hunsenh, tels qu’ils avaient été avant la Chute. Les grands principes en étaient :
- isolationnisme du Yamato (politique et commercial).
- grande autonomie des Kantos (domaine militaire, sécurité, juridique, impôts et enseignement).
- fonction d’Empereur tournante selon le rythme ancestral du Gosekku.
- Connaissance du Secret par tous pour mieux le défendre.

Les rêvs qui passèrent montrèrent deux choses quant à ces décisions :
- la méfiance qui s’était établi entre les kantos n’avait eu de cesse de se développer, atteignant même pour certains la paranoïa. Ce fait, lié à la grande autonomie des kantos et de leur Shogun-sama, amena peu à peu à une perte de pouvoir de l’administration impériale (les kantos-Kanrei et kantos-shitsuji) et à un rôle de plus en plus symbolique reconnu à la fonction impériale.
- La connaissance du secret, pourtant retenue et voulue, ne connut pas de suite. De fait, il semble que les nouveaux chefs des ordres secrets ainsi que les Shoguns-samas aient préféré, pour l’instant, taire encore aux Hunsenhs la nature de ce secret. Les raisons de cette décision postérieure à la réunion ne sont pas connues.

Pendant 7 rêvs, il ne s’est rien passé d’extraordinaire en définitive : le Yamato a essayé de vivre malgré la méfiance, et on peut dire que pour le Bushi ou le Wako, il n’a pas vraiment ressenti les effets des tensions entre kantos. Une nouvelle génération a commencé à apparaître tandis que celle des Orphelins apprenait à devenir parent. Les échanges commerciaux entre kantos perduraient, mais en revanche, les mouvements de population entre kantos diminuèrent drastiquement. Cette diminution est un des facteurs contribuant à la méfiance, puisque les gens les plus simples en vinrent naturellement à se méfier de ce qu’ils ne connaissaient pas et aujourd’hui, un jeune Hunsenh du Jinjitu n’a jamais quitté son Jinjitu, n’ayant pour image des autres kantos que les rumeurs et les histoires qui circulent dans le sien.

Cela était l’impression pour les gens simples, à laquelle se rajoutait un sentiment de sécurité grandissant tandis que les derniers Demont étaient définitivement massacrés et que les raids Ogres étaient quasiment inexistants. Les récoltes étaient bonnes et la vie, somme toute, pas si mauvaise que ça en Yamato. Bref, s’ils avaient eu à émettre un avis, les gens simples auraient dit que le système fonctionnait parfaitement.

Pourtant, chez la classe dirigeante, les choses étaient loin d’être aussi simples. Tout d’abord, il fallut bien honorer les fonctions laissées vides par le Junshi : le kantos-Shitsuji (Conseiller mais aussi contrôleur de l’intendance des provinces. Il s’assure, au nom de l’Empereur, que les ressources sont correctement employées et que chaque kanto dispose des réserves décidées par l’Empereur. Il s’appuie sur le Shitsuji de chaque kanto, qui est l’Intendant du Shogun-sama, qui lui-même s’appuie sur tout un réseau d’intendant. Cette mission comprend bien sûr la vérification des comptes et des impôts reversés à la fonction impériale, lui permettant de budgétiser certaines actions. L’Intendant a donc aussi sous sa responsabilité les collecteurs d’impôts et a le rôle d’Argentier du kanto. C’est donc une tâche très administrative, mais majeure) et le kantos-Kanrei (Conseiller mais aussi contrôleur du gouvernement des provinces. Il s’assure, au nom de l’Empereur, que les lois prises par chaque Shogun-sama sont conformes à l’esprit des lois impériales et ne les contredisent pas. Il veille aussi à l’exercice de la justice et à l’état de préparation des forces militaires (directives, formation, entrainement, capacités,…) de chaque kanto. Il s’appuie sur le Kanrei de chaque kanto, qui est, selon le kanto, un juriste (Jôüshi et Tanabata) ou un militaire (Jinjitu et Tango). Le kantos-kanrei doit donc être formé autant dans le domaine du droit que dans celui de la stratégie militaire car il est le conseiller militaire de l’Empereur.). Ces deux fonctions étaient traditionnellement dévolues respectivement aux familles Muromashi et Ashikaga, mais ces dernières ne pouvaient assurer leur rôle, puisque les descendants de ces familles étaient encore mineurs. Ce furent Kekali-Sama du Tanabata et Koji-Sama du Chôyô qui assurèrent pendant 5 longues rêvs l’intérim, tout en formant les deux jeunes héritiers. Durant ce temps, ils œuvrèrent de concert pour rassurer les Shoguns-samas et nul doute que le Yamato n’a pas explosé durant ces 5 rêvs grâce à leurs actions concertées et efficaces. Leur première décision démontra d’ailleurs leur talent pour la diplomatie puisqu’ils résolurent en quelques quintades le problème de shogunat dans le Chôyô. En effet, ce kanto possédait 2 Shoguns-samas : un désigné après le Junshi et une autre, Ishuzi, réapparue après les événements de Li Lung. Fille de l’Empereur qui était mort devant Toog-au-masque-d’Opale, elle avait été capturée par les serviteurs du Dévoreur et libérée par Koji-Sama quand ils avaient mis fin aux jours maudits du Dévoreur. Les deux parvinrent à convaincre le Shogun-sama du moment d’épouser la jeune fille et ainsi les deux familles furent unies.
La mort de Kenzo Tsumi avait vu disparaître le dernier Shisen-Bushi, dernier membre aussi du Shisen-Gumi. Kekali-Sama et Koji-Sama parvinrent à convaincre Yoshiko d’en reprendre la direction, ce qui signifiait d’abord de s’assurer de le recréer. Bien qu’elle n’est pas une shisen-bushi, elle se chargea de recruter de nouveaux membres, puis d’en faire assurer la formation, ce qui implique autant le recrutement de Ninjas (Le Ninja utilisé dans cet ordre n’est pas un assassin chaotique. C’est un Hunsenh entrainé à donner la mort, qui ne le fera que sur ordre écrit, cet ordre étant toujours rédigé pour le bien du Yamato. Le Ninja appartenant à cet ordre est forcément loyal-mauvais, ou loyal-neutre, et il combat souvent les Geïshas quand leur mort doit être discrète. Le Shisen-Bushi a un rôle plus diplomatique et sert souvent pour débusquer des Geïshas. Il intervient aussi, même si plus rarement désormais, dans la traque des Demont quand les pouvoirs de ces derniers dépassent les capacités des Hunsenhs ordinaires.) que de Shisen-Bushis. En quatre rêvs, elle avait recréé un ordre d’une cinquantaine de membres dont l’efficacité put être peu à peu démontrée car, rapidement, sous l’impulsion de Kekali-Sama et Koji-Sama, leur priorité fut de traquer et tuer les Geïshas.
La question qui resta en suspens fut le remplacement d’Amashi Senzu, désormais appelée « la corrompue ». Il n’y avait personne qui puisse être désignée pour reprendre la tête de l’ordre de l’Isé-Jingu et ce d’autant moins que l’ordre était derrière les portes dont nul n’avait la clé, leur chef étant restée de l’autre côté afin de tenter de réaliser le sauvetage du Yamato. Il était certain que sans clé, il était impossible de parler avec cet ordre et encore moins d’oser désigner un ou une remplaçante. Telle était la conclusion des réflexions de Kekali-Sama et Koji-Sama.
Ces succès ne doivent pourtant pas dissimuler l’échec majeur de cette gouvernance temporaire. En effet, si Kekali-Sama n’eut guère de difficulté à former Subarashii Muromashi-sama (nom signifie « la magnifique, la splendide »), l’héritière au poste de kantos-Shitsuji, Koji-Sama eut en revanche toutes les difficultés à tenter de former Ranboo Ashikaga-sama (nom signifie « le brutal, le violent »), l’héritier au poste de kantos-Kanrei. Beau gosse, brutal, ce dernier se plaisait à s’amuser dans les soirées de Lung Wang, particulièrement au Héron Rouge, au point que les serviteurs le surnommèrent, avec méchanceté, Asaneboo (« gros-dormeur, léve-tard »). Il n’est clairement pas fait pour sa tâche qui demande beaucoup de diplomatie, un grand respect des Shoguns-samas et une discrétion certaine. Aucune de ces qualités n’était possédée par Ranboo Ashikaga-sama et malgré toutes les méthodes employées par Koji-Sama, aucune ne vint à bout du jeune homme. Parce qu’il était impossible d’aller à l’encontre de décisions impériales, sans risquer de remettre en cause toutes celles déjà prises, le contexte de méfiance entre kantos n’étant pas propice à une décision nécessaire, c’est à regret que Kekali-Sama et Koji-Sama laissèrent les enfants exercer leurs responsabilités en 2261 pour Subarashii Muromashi-sama et en 2262 pour Ranboo Ashikaga-sama .
Si la première, malgré quelques faux pas, donna entière satisfaction, n’hésitant pas à chercher conseil auprès de son ancien mentor, Kekali-Sama, le second prit pour première décision de bannir Koji-Sama de sa cour, puis ensuite il n’en fit qu’à sa tête. En 2 rêvs d’exercice de la fonction, il a réussi à fâcher tous les Shoguns-samas et à se voir refuser l’entrée dans les capitales des kantos, malgré la loi impériale. Même les Empereurs tournant ont peu à peu refusé de lui parler.
Cette défiance et ce rejet ont joué un rôle majeur dans l’attitude du Jôüshi mais aussi dans l’absence de réaction militaire du Yamato quand le Tango et le Tanabata furent envahis. Et alors que la menace d’invasion persiste et même s’aggrave avec des rapports parlant d’une armée Troll au sud, de pirates Hunsenhs au nord ainsi que d’une armée Eke, aucun Shogun-sama n’accepta de confier à Ranboo Ashikaga-sama une seule de ses unités militaires, ruinant tout espoir d’action militaire concertée. Enfin, cette incapacité de Ranboo Ashikaga-sama contribua largement à la perte totale de crédibilité de la fonction impériale.
La première conséquence visible de l’attitude de Ranboo Ashikaga-sama fut la démission de Yoshiko. L’attitude de Ranboo Ashikaga-sama a fini par faire exploser Yoshiko qui lui a mis une sacrée dérouillée un soir où, ivre, il avait violé une fille à la sortie du Héron Rouge. Autant parce qu’elle ne pouvait continuer d’exercer une fonction subordonnée à ce dernier que pour marquer son désaccord sur le maintien de cet incapable à un tel poste, la mort dans l’âme, parce qu’elle aimait ses gens, Yoshiko quitta donc la tête du Shisen-Gumi. Elle est retournée en Jinjitu où le Shogun-sama, au fait de sa décision et des raisons de cette dernière, l’a nommée chef du corps d’élite des Yubastis montés sur Griffon. Yoshiko, rapidement, y excella et s’avéra une chef adulée par ses Hunsenhs. La rumeur prétend qu’elle a conservé de solides amitiés dans le Shisen-Gumi. Mais comme la rumeur vante aussi sa capacité à ingurgiter des litres de saké au soir et de traquer le Démon, les bandes d’Ogres ou de Trolls dans les Monts Kyltir au petit matin, sans même vaciller sur sa selle, il est difficile de savoir si c’est vrai, ou une simple exagération. En tout cas, nul ne sait qui a remplacé Yoshiko à la tête de l’ordre et, évidemment, elle n’en parle jamais. Il se peut qu’elle n’en sache rien d’ailleurs, puisque cette décision était du ressort de l’Empereur, qui était alors la jeune veuve Ishuzi.
Parler d’Ishuzi revient à revenir au Chôyô qui connut en 2263 le premier drame marquant de cette période : l’époux de la jeune fille, celui qui avait accepté de restituer son rang de shogun en échange de ce mariage, un homme solide, aimant et sachant calmer les angoisses de son épouse, fut assassiné par une Geïsha dans les rues mêmes de sa cité, alors qu’il dirigeait une cérémonie religieuse. Cette affaire était d’autant plus inquiétante qu’elle faisait suite à plusieurs rêvs où les Geïshas, effrayées, tentaient tout pour se dissimuler aux foudres du Shisen-Gumi. Que fallait-il penser si, tout-à-coup, elles n’hésitaient pas à frapper en public, sur l’île de Chôyô même, et qui plus est, l'époux d'une Shogun-sama ayant alors fonction d’Empereur. C’était clairement un mauvais signe et cela fut perçu comme la volonté des Geïshas de montrer qu’elles étaient encore là. Certains, comme Kekali-Sama, Koji-Sama ou Yoshiko, y voient aussi le signe d’un affaiblissement du Shisen-Gumi, mais comme ils ne peuvent connaître les directives données par Subarashii Muromashi-sama et Ranboo Ashikaga-sama , ils n’en sont qu’à faire des estimations. La jeune fille, déjà fragilisée par une enfance difficile, et par une soumissions aux tortures physiques et mentales du Dévorer, sombra alors dans une étrange mélancolie. Pour le plus grand désespoir de Koji-Sama, il s’avéra que Ranboo Ashikaga-sama fut le seul à parvenir à éclairer un peu celle-ci et peu à peu, Ishuzi s’attacha au jeune garçon turbulent, au point, dit-on, d’en tomber amoureuse.

La deuxième conséquence de l’attitude de Ranboo Ashikaga-sama fut la décision du Shogun-sama du Jôüshi. Confronté à des difficultés économiques importantes, à la fois à cause de la décision d’isolationnisme, à la fois parce que les bateaux commerciaux de ses marchands sont soumis aux raids d’une bande de pirates et pillards terriblement bien organisés, la Guilde de la Tortue dirigée par un certain Ushiwakamaru, qui se surnomme « le marionnettiste », il prit la décision de se défaire du pouvoir central définitivement. D’une certaine manière, même si le sujet ne plaît guère en Yamato, on pourrait parler d’une sécession dans laquelle le Jôüshi aurait acquis son indépendance. Désormais, il n’obéit plus aux ordres impériaux et ne respecte plus aucune des lois impériales, refusant tout contrôle des kantos-Shitsuji ou kantos-Kanrei. On dit qu’il a réorganisé son armée en marine, pour lutter contre la Guilde de la Tortue, au risque de ne plus pouvoir résister à une invasion terrestre Ogre. On dit aussi qu’il a ouvert des Comptoirs dans tous les pays ayant un port donnant dans la Mer des Ennemis (Ellefewe, Wol’Drun, Pays d’Angoror, Déserts Blancs, Eken-Tankra, Milles Iles) ou ayant un port dans la Mer de Togarkh (Plaines Fertiles d’Itamh et Jungle de Dzar Dur) et que ces comptoirs sont quasiment considérés comme des Ambassades du Yamato. C’est tellement vrai que des navires Ellelfes se sont mêmes présentés devant la Torii Yamato pour demander l’accès à la Mer Intérieure et venir vendre des marchandises sur l’île de Chôyô. Certes, ils ont été invités à faire demi-tour, mais il semble que la notion de Terres Interdites en ce qui concerne le Yamato perde son sens à l’étranger.

Ensuite, la troisième conséquence, la plus visible bien sûr, fut l’incapacité du Yamato à réagir à l’invasion Ogre. Evidemment, l’attitude de Ranboo Ashikaga-sama n’est pas seul à décider de ce qui advint, la méfiance entre kantos étant une autre des raisons, personne ne venant en aide de personne. Toujours est-il que le Tango fut conquis, ainsi que le grand sud du Tanabata. Les habitants du Tango trouvèrent refuge avec leur Shogun Kimiko Inoué-sama, sur les îles d’Hokkaido et d’Okinawa, qui appartiennent officiellement au Chôyô. Cela ne se fit pas sans heurt et aujourd’hui, certains habitants n’hésitent pas à dire que ces îles ont aussi été « conquises » par un ennemi… Le Tango ! La perte du sud du Tanabata paraît moins importante, mais c’est un tort que de le penser : car tout ce sud est une riche région d’élevage et c’est là qu’on trouve les vastes troupeaux du Yamato. Désormais, non seulement le Yamato est privé d’une ressource en viandes, mais l’armée Ogre, elle, en bénéficie.
Durant ces événements, personne n’aura manqué s’étonner de l’usage des Lungs à la fois par la shogun Kimiko Inoué-sama, du Tango, et par le shogun Tomaku Gagaku-Sama, du Tanabata. Et ce d’autant que le Lung du Tanabata, Pan, fut détruit par 1000 Ogres mages. Nul ne sait dans quelles conditions les Lungs, officiellement récupérés par Amashi Senzu, puis cachés par le Dieu Chogyun Trungpa lui-même, quelques jours avant la chute du Yamato, sont réapparus. Sauf les Shoguns-samas, du moins faut-il l’espérer. C’est en tout cas un profond sujet de questionnements.

Enfin, deux choses, cette fois non imputables à Ranboo Ashikaga-sama , ont amené les Shoguns-samas à sérieusement s’interroger sur l’avenir du Yamato, déjà bien mis à mal. La première chose est l’annonce de nouvelles armées pouvant avoir pris le Yamato pour cible de leur conquête. Le Jinjitu parle d’une armée Troll au sud qui, ayant déclenché des hostilités en Aasila, aurait du mal à y progresser. L’Aasila étant une vaste forêt tropicale, difficile d’accès, il se pourrait que cette armée Troll, profitant du succès de son allié naturel Ogre, en profite pour s’engouffrer dans la passe des Monts Kyltir, entre ces derniers et la forêt du Tanabata, pour fondre sur le Jinjitu, aucune armée Tanabatienne, occupées qu’elles sont vers l’est par les Ogres, ne pouvant les stopper. Le Jôüshi parle, lui, d’une armée Eke qui serait en train de conquérir les Milles Iles, jusqu’à n’être bientôt plus qu’à une poignée de nautiques des côtes nord du Yamato. Ce même Jôüshi ne cesse non plus de parler d’une armée ennemie intérieure, celle de la Guilde de la Tortue, capable de frapper autant sur les mers extérieurs que, il en est sûr, maintenant sur la Mer Intérieure. En effet, alors que les actes de piratage ne se déroulaient que dans les mers extérieures, depuis quelques quintades, les navires pirates se sont attaqués aux convois dans la Mer Intérieure, alors même qu’aucun navire n’a franchi la Torii Yamato. Comment font-ils ? Ou n’est-ce qu’une rumeur ?
La seconde chose, c’est le rêve du Kannushi-Sama. Ce dernier est le maître de la Taïsha kannushi, l’école formant l’élite des Kannushis. Ce vieux kannushi aurait vu le ciel du Yamato s’emplir de 5 couleurs, le blanc, le noir, le vert, le bleu et le rouge. Et le Yamato aurait alors été détruit dans un fracas épouvantable. Il a transmis ce rêve aux Shoguns-samas, au chef du Shisen-Gumi et bien sûr à Subarashii Muromashi-sama et Ranboo Ashikaga-sama, soit 8 des 9 dirigeants coutumiers du Yamato (Le neuvième devrait être la chef de l’ordre de l’Isé-Jîngu, mais cette dernière est Amashi Senzu la corrompue, désormais enfermée dans une prison du Chôyô.).

Tous ces événements ont vivement fait ressentir la nécessité d’une nouvelle réunion. Il fallait enfin reconnaître que la dernière avait été un échec, que les événements de Li-Lung, qui était pourtant le lieu d’une réunion que tous pensaient sans importance, avaient en fait pesé sur ses 7 rêvs. Désormais, alors que le danger menace sur toutes ses frontières, et qu’un danger plus grand stationne même dans son territoire, le Yamato doit rapidement trouver les réponses à ses problèmes d’organisation.

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